22 semaines ou 300 grammes. Le début de la vie est ainsi défini par l’OMS qui viabilise l’état du foetus et permet sa déclaration à l’état civil.
La décision de la Cour de Cassation rouvre la polémique entre pro et anti-avortements.
Pour les premiers ce verdict est une menace à l’avortement. Considérer un foetus voire un embryon comme un être humain doté de droits rapprocherait une interruption volontaire de grossesse à un acte criminel.
Pour les seconds, l’arrêt est un bon pas dans la revendication de leur cause.
Le Droit est cependant flou dans la matière.
En effet, en question d’héritage, si le père meurt alors que la mère est enceinte, l’enfant à naître hérite.
D’autre part, la mort d’un foetus dans le ventre de sa mère lors d’un accident de la route ne condamne pas l’auteur de l’accident pour homicide involontaire.
Mais que fait la Loi ?
Des hommes politiques oeuvrent depuis plusieurs années à faire adopter des textes permettant de donner un état civil aux foetus dès la 12ème semaine de grossesse, soit la limite légale d’avortement (contre les 22 semaines nécessaires actuellement).
Près de 5000 familles sont concernées en France chaque année. Inscrire leur enfant « mort-né » sur les registres d’état civil leur permet de concrétiser son passage sur Terre et les aide psychologiquement à mieux gérer la perte de leur petit.
Mon avis :
Personnifier un amas de cellules n’est qu’un simple renforcement d’une peine déjà suffisamment difficile. Cela n’a aucun autre objectif que d’accroître le sentiment d’avoir porté la vie.
Une vie qu’il convient de redéfinir.
Car si la mort est subite et spontanée par la fuite de la conscience du corps et de son inaptitude à le mobiliser, le début de la vie est plus difficile à dater. L’OMS ne s’appuie que sur des critères physiques qui ne tiennent pas compte de l’esprit.
C’est cet esprit qui différencie tout être vivant d’une simple tumeur. C’est là-dessus que doivent porter les recherches et ne pas conventionner arbitrairement des chiffres qui ne seraient que le reflet d’une totale ignorance.