Avant de se lancer dans la palpitante et extraordinaire aventure médicale, de ses découvertes les plus récentes et de ses pratiques les plus pointues, il convient de définir la véritable notion de santé.
La définition de la santé a tout d’abord été conçue sur le concept opposé de la maladie. Deux extrêmes indubitablement associés. On accédait à la santé lorsque la maladie était vaincue, anéantie par les soins. L’accès à la santé n’étant que le pendant de la lutte contre la maladie.
De là une notion assez restreinte d’un état qui ne serait que l’un ou l’autre, balancé dans une dualité simpliciste : malade ou pas malade ? Telle est la question.
22 juillet 1946, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) apporte une nouvelle rhétorique sur cette idée de santé : “La santé est un état de bien être physique, social et mental de la personne. Ce n’est pas la simple absence de maladie ou d’infirmité. “
Un état de bien être physique, social et mental… Humm, vous en connaissez beaucoup vous des gens aussi bien structurée ?
L’OMS ne fournit qu’une vision idéaliste et perfectionniste d’un état pourtant partagé par des millions d’individus. La santé ne serait alors qu’un but illusoire, impossible à atteindre pour l’ensemble de l’humanité.
En revanche, elle soustrait la notion de maladie comme unique facteur jouant sur la santé et rajoute les conditions sociales, les influences culturelles, le contexte environnemental et la législation comme nouvelles composantes élémentaires.
Mais elle ne fournit qu’une image bien statique d’une condition en proie à de multiples phénomènes.
En réalité, la santé est un équilibre dynamique constamment ballotté. Elle résulte d’une prédominance des éléments de défense de l’organisme face aux perturbateurs biologiques, environnementaux ou comportementaux.
Ainsi la santé est un peu comme une barque sur l’eau, si on la perce trop, elle coule.